La Droite Citoyenne La Droite Citoyenne

POUR UNE AUTRE EUROPE, CHANGEONS ENSEMBLE DE PROJET

Le constat critique

De la première Commission européenne présidée par Walter Hallstein jusqu’à la fin du mandat de Jacques Delors (de 1958 à 1995), l’Europe a connu une période de progrès économique et social incroyable, conséquence d’une politique volontariste d’intégration économique et politique par ses États membres.

Parce que, les institutions européennes protégeaient les citoyens et œuvraient à leur bien-être, l’adhésion de ces citoyens européens au projet de construction d’une Europe fédérale était quasi unanime.

Aujourd’hui, après les calamiteux bilans des dernières Commissions et l’incapacité de l’équipe Juncker à faire face aux urgences, le rêve s’est brisé et la construction s’étiole.

Les idées novatrices des Otto de Habsbourg, Léo Tindemans, François Mitterrand et de leurs contemporains ont été abandonnées par la génération actuelle de politiciens.

Le projet européen n’emporte plus l’adhésion massive des citoyens et engendre de plus en plus de mécontentements et de contestations parmi eux. Une minorité de plus en plus importante d’électeurs en conteste le bien-fondé. A gauche comme à droite des voix s’élèvent à travers toute l’Europe pour réclamer la fin du projet de Robert Schuman et de Jean Monnet.

Les mouvances eurosceptiques acquièrent de plus en plus d’importance et de crédit auprès des électeurs européens. Ces mouvements ne sont cependant pas les seuls à se servir de manière démagogique de l’Union Européenne comme explication ou prétexte à tous les problèmes…

La DROITE CITOYENNE, la « nouvelle droite libérale », ne s’inscrit pas dans cette ligne politique qui se définit comme « eurosceptique », mais bien dans une ligne « euro critique » constructive et volontariste.

Trop souvent, au niveau strictement national, bon nombre de dirigeants politiques se revendiquant européistes, se défaussent auprès de l’opinion publique de manière fallacieuse sur les décisions ou décrets européens, afin de dissimuler leur propre incapacité à faire preuve de courage politique et à réformer. Eux aussi font croître l’euroscepticisme alors que l’Union Européenne n’est, la plupart du temps, en rien responsable de toute l’inertie politique ambiante.

L’Europe ne peut et ne doit plus être le bouc émissaire des politiciens mous, hypocrites voire incompétents.

Cependant il faut bien constater l’échec des politiques menées depuis près de vingt ans par les Commissions présidées par les Santer, Marin, Prodi, Barroso et maintenant Juncker.

Sous l’emprise d’un capitalisme de connivence avec les multinationales, les dernières Commissions ont accumulé les échecs : une création de l’Euro qui s’est soldée par une inflation non compensée, un espace Schengen devenu très vite l’occasion d’une immigration de masse non désirée et l’exercice de tous les trafics, un élargissement à l’est trop rapide et sans politique transitoire sérieuse, une politique d’immigration qui a fait exploser le chômage, la pauvreté et l’insécurité, l’organisation voulue d’une politique de dumping social au détriment des premiers membres, une ouverture totale des frontières aux importations tierces qui a détruit en moins de vingt ans une part considérable du tissu industriel construit en 200 ans, une gouvernance de la Banque Centrale Européenne complètement soumise aux desiderata des grands acteurs anglo-saxons des marchés financiers, une politique extérieure inconsistante, des projets d’adhésion de pays extra-européens qui n’ont aucun sens…

Pour ceux qui ne l’ont pas compris, l’Europe plonge dans la pauvreté, après avoir naïvement cédé son « know how » aux pays émergents, par appât du gain à court terme et en faisant du « social » par pur électoralisme. S’y ajoute une volonté de transférer massivement nos richesses vers les pays du sud au prétexte de la lutte contre le réchauffement climatique.

Quelques chiffres édifiants : dans les dernières années, les dettes publiques européennes ont augmenté de plus de 500 milliards d’euros et, depuis 2007, de plus de 3.000 milliards d’euros ! L’équivalent du PIB annuel allemand. Ce niveau d’endettement record est le principal danger pour la survie à terme de la monnaie unique que les dirigeants de la BCE veulent préserver au prix d’un chômage de masse, ferment de troubles sociaux encore à venir.

Autant d’échecs qui font monter le mécontentement.

Mais ce n’est pas tout.

Les institutions européennes sont devenues la sinécure de politiciens en fin de carrière ou en disgrâce dans leur pays d’origine. S’y ajoute le scandale permanent du fonctionnement de ces Institutions : salaires mirobolants des hauts dirigeants et des fonctionnaires, privilèges injustifiés d’une nouvelle « élite », infiltration complète de toutes les institutions et de leurs rouages par l’ensemble des lobbys qui agissent au grand jour.

Le citoyen se pose des questions sérieuses sur le bien-fondé d’une Europe peu soucieuse de son bien-être. Serait-ce uniquement une Europe des riches et des nantis cette construction dans laquelle il tente vainement de survivre?

Le rêve européen est en train de se fracasser parce que nos dirigeants se sont écartés du projet initial et ont exposé les citoyens européens aux aléas du monde au lieu de les en protéger. Il faut donc en revenir aux sources de ce projet européen, celui du premier Traité, celui de Rome qui attribuait à ses États signataires un but essentiel: l’amélioration constante des conditions de vie et d’emploi de leurs peuples au travers d’un but unique, la création d’une Confédération des États européens.

Et il faut bien constater que ce but n’est plus véritablement atteignable à ce jour : chaque nouveau traité a vu l’octroi de régimes dérogatoires pour certains membres.

Ainsi, quatre États, l’Irlande, l’Autriche, la Suède et la Finlande, ont conservé leur statut d’états neutres, alors qu’a été mise en place une politique commune extérieure qui implique des capacités militaires de projection. Ces quatre États participent aux décisions mais pas à leur mise en œuvre et à l’effort financier, la défense militaire du territoire, la participation aux opérations extérieures incombant aux autres États membres.

Le Royaume-Uni, l’Irlande, le Danemark, la Suède et la Pologne disposent de divers régimes dérogatoires les exonérant d’un certain nombre d’obligations en matière sociale, de droits individuels, de libre circulation et d’adoption de l’Euro.

Le Royaume-Uni parlons-en : ses dirigeants se sont durant plus de 40 ans exercés au chantage à la sortie, pour renier leur signature d’origine, exigeant de manière permanente de nouveaux régimes dérogatoires. Aujourd’hui que la démagogie des politiciens britanniques leur a explosé au nez, il est temps d’en profiter pour remettre sur les rails les politiques contre lesquelles ils ont mis leur veto permanent : l’Europe de la Défense, l’harmonisation sociale et fiscale, un protectionnisme commercial visant à défendre notre outil industriel ainsi que toute une série de politiques bloquées durant 40 ans. De même, il est temps de rejeter deux exigences britanniques maintenant qu’ils nous quittent : l’entrée de la Turquie dans l’Union et la financiarisation à outrance de l’économie.

Tous ces pays au régime dérogatoire participent pourtant aux décisions des institutions comme s’ils n’avaient pas ces dérogations.

L’Union européenne n’est donc plus qu’un vaste ensemble commercial où chacun de ses membres vient chercher ce qui l’intéresse et uniquement ce qui l’intéresse. Il est devenu évident qu’une Fédération des États européens rassemblant tous les États membres de l’Union européenne est un objectif chimérique inatteignable. Qui peut sérieusement penser que des pays comme le Danemark, la Pologne, la Tchéquie ou la Hongrie et quelques autres y aspirent vraiment ?

Entre le consensus des gouvernements qui prônent, dans une sorte de folie  aveugle, toujours « plus d’Europe » (mais uniquement dans son versant règlementaire et donc autoritaire) et le scepticisme béat des critiques non constructives aux propositions souvent dénuées de sens pragmatique ; il y a une alternative.

Car certains veulent mettre fin à l’expérience, avant qu’elle ne soit achevée…

La DROITE CITOYENNE ne soutient pas l’idée d’une désagrégation de l’édifice.

Nous ne voulons, ni du scénario de l’implosion, ni du scénario d’une Europe où le dogme du libre-échange aveugle, et en toute matière, profite seulement à quelques privilégiés au service de la mondialisation. Nous voulons une Europe courageuse qui a la volonté de se remettre en question, de réviser ses traités, de reconnaître ses erreurs, de rectifier ses règlements, une Europe qui donne la priorité à la refonte de ses institutions et de ses objectifs.

La DROITE CITOYENNE ne sera donc pas absente du débat public sur le devenir des institutions européennes.

 

Quel avenir pour l’Europe ?

La DROITE CITOYENNE propose de sortir du carcan du Traité de Lisbonne et apporte des propositions concrètes. Notre programme se veut avant tout pragmatique. Il vise à cerner les vrais problèmes et propose des solutions rapides.

Simbol flag of european union
Simbol flag of european union

Nous voulons que soit reconstitué le noyau solide des six États fondateurs.

C’est pourquoi, nous invitons les gouvernements belge, néerlandais, luxembourgeois, français, allemand et italien à convoquer au plus vite une conférence internationale aux fins de constituer dans les plus brefs délais une Confédération des États Européens.

La création de cette Confédération doit être un nouveau départ pour le chantier de l’unification du vieux continent et doit se définir dans les objectifs des Pères fondateurs, les Spaak, Bech, Luns, Adenauer, Pineau et Segni.

Cette Confédération dotée d’un gouvernement, d’un parlement et d’une Cour de Justice consacrera l’union politique, militaire, et économique de ses membres. Elle s’emparera de la gouvernance effective de la Banque Centrale européenne et de sa monnaie. Elle se dotera d’une Cour d’Arbitrage à laquelle chaque Etat confédéré, et chacune de ses régions,  pourra s’adresser lorsqu’il considèrera que ses intérêts fondamentaux seraient mis en danger par une décision d’un des Confédérés ou de la Confédération elle-même.

Ces organes formeront une réalité politique cohérente et une vraie représentation démocratique capable de s’affirmer et de représenter pleinement les citoyens dans le processus de décision.

Nous devons doter cette Confédération d’une vraie Constitution, lisible et compréhensible par tous, qui remplacera les kilomètres de textes actuels beaucoup trop abscons. C’est au sein du nouveau Parlement que devront s’instaurer des autorités de contrôle des institutions.

La première priorité sera de tendre vers une convergence de la fiscalité et des statuts sociaux, sans quoi se reproduiront au sein de la Confédération les mêmes maux vécus actuellement au sein de l’actuelle Union européenne.

Cette Confédération, nouvel acteur sur la scène internationale, se dotera de tous les attributs d’un État souverain et se substituera à ses membres dans leurs obligations diplomatiques.

Elle sera le socle solide auquel les autres membres de l’actuelle Union européenne pourront s’arrimer lorsqu’ils seront prêts économiquement et politiquement à partager leur souveraineté. Mais toute nouvelle adhésion ne pourra se faire que dans la pleine acceptation de l’ensemble de l’acquis confédéral, aucune dérogation ou régime différentiel ne peut et ne doit être admis sans quoi à terme l’ensemble ne sera pas viable.

La Confédération contrôlera ses frontières extérieures, l’accès à son territoire et à son marché du travail ; elle émettra souverainement les passeports de ses citoyens.

L’Union européenne dans sa forme actuelle devra abandonner toute compétence en matière politique, diplomatique, militaire et monétaire et devenir une Communauté européenne. Une réforme de ses institutions sera donc nécessaire pour redéfinir leurs compétences, mais qui ne seront plus à caractère politique. De même les compétences du Conseil de l’Europe, une institution obsolète faisant souvent doublon avec l’Union, doivent être transférées à cette nouvelle Communauté européenne qui sera donc compétente, sur tout le continent et ses approches méditerranéennes, pour tout ce qui relève des échanges commerciaux, de la convergence économique et sociale ainsi que de la défense des Droits de l’Homme.

Cette Communauté européenne doit devenir une vaste zone de libre-échange amenée à absorber ce qui reste de l’AELE (Association Européenne de Libre Échange) qui réunit l’Islande, la Norvège, la Suisse et le Lichtenstein, ces derniers pays étant appelés à adhérer à la nouvelle forme de l’Union. C’est dans cette nouvelle construction que doit se trouver l’avenir européen du Royaume-Uni.

Retour à la page précédente

cropped-DCuneligne.jpg